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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 21:00

Pour changer un peu des ballades réunionnaises,

Un coup de coeur trimestriel de cinéma,

puisque parler de cinéma c'est toujours parler un peu de nous

Nous avons toujours été fans

et nombreux sont les films qui résonnent dans nos vies...

 

Ce trimestre, plusieurs candidats..

"Ou va la nuit" avec l'incroyable Yolande Moreau, un beau film qui donne vie et humanité à tous ceux qui survivent plutot qu'ils ne vivent parce que la vie ne les a pas gaté depuis le départ

"Le gamin au vélo" des frères Dardenne, implacable étude de la rage d'un orphelin délaissé par son père, qui parait perdu pour la science jusqu'à un fin (trop?) lumineuse inhabituelle chez les frères D..

"Pourquoi tu pleures" avec la révélation Benjamin Biolay, sur la difficulté d'etre quand on ne sait pas dire non à ceux qui décident pour vous

 

Et puis, ce soir, de  retour du ciné, sans hésitations...le film du trimestre est....

 

Le choc "Incendies" de Denis Villeneuve , cinéaste Québecois, d'après un auteur de théatre libanais, Wajdi Mouawad

 

affiche

 

Un film bouleversant, apre, dur... épique, allez....sans avoir peur des mots, que je qualifierai d' universel....

 

Au départ, c'est la quète d'identité d'un frère et d'une soeur que le testament de leur mère va envoyer très loin à la recherche de leur histoire...

 

VILLENEUVE Denis 2010 Incendies 03 web

 

Jeanne et Simon pensaient que leur mère née au Liban était originale et distante point à la ligne, et qu'ils étaient  nés au Québec...

 

Et le film va nous emmener dans un voyage épique ou se croisent le passé et le présent et ou nous apprendrons

- que nous sommes tous à des degrés divers sans le savoir des enfants de la guerre, d'une tragédie ou d'une douleur

- que les hommes et femmes immigrant vers des pays riches sont à regarder avec les yeux de la compassion pour ce qu'ils ont vécus pour arriver jusqu'ici

- que dans les guerres, les assassins...sont des assassins,  de quelque bord qu'ils se réclament et que la barbarie n'a pas de camp

- qu'un bourreau n'est pas juste un méchant , mais un homme avec une histoire qui l'a fait s'échouer là...

Et ou la jeune héroine , à qui l'on dit que la vérité ferait peut-etre mieux de rester cachée, répond cette phrase saisissante :

"De toutes facons, même sans la connaitre, je vis avec, alors..."

 

Et le film se termine avec le message d'une mère qui a marché sur tous les sentiers de l'enfer

incendies-denis-villeneuve-L-QLeSD4

 

Et qui fait en sorte que ses enfants puissent  "couper le fil de la colère" , ce quelle n'a pas su faire de son vivant...

 

Un beau et grand film, empreint d'une profonde humanité, ou on réfléchit aux fils de la colère dans l'histoire de nos aieux  que nous n'avons pas pu (ou pas osé ) aller affronter pour les couper....

 

Qu'a traversé  une mère...ou un père...  pour faire de  lui ce qu'il était  ?

et comment pour ses enfants  "vivre avec"  sans le savoir ?

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Published by olivier et marianne - dans cinema
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