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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 17:48

Ca y est ... SFR est passé nous connecter à ce bon vieil internet !

Mon vieux Mac sort de sa torpeur... et je peux vous reparler de la Polynésie !

Je ne sais pas à quoi pense le comté olympique quand il choisit les sports olympiques ..

Même si je suis content pour notre petite francaise du 94 dont les yeux brillaient d'avoir réalisé son reve..je n'arrive pas à comprendre qu'on propose de la boxe aux Jeux olympiques et qu'on repasse en boucle les uppercuts frappant les visages ... pendant que les microtraumatismes s'accumulent dans le cerveau pour bousiller petit à petit les neurones et entrainer des démences précoces plus tard..

Je vous propose des images, selon moi plus pacifiques et sympas... des jeux du Heiva !

En effet le Heiva, ce n'est pas que la danse.. ce sont des sportifs qui viennent de toutes les iles s'affronter une fois l'an au mois de juillet et porter haut les couleurs de leur ile... dans des disciplines traditionnelles..

L'affluence est toujours au rendez-vous sur le front de mer de Papeete; et voici la première épreuve : la course de porteurs de fruits !

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

Comme pour la boxe, il y a plusieurs catégories (mais là, on se bousille pas le cerveau!) selon le poids des charges (30 à 50 kgs quand même!) , la distance à parcourir , l'age (il y a une course de vétérans..)

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

Au départ, on a affaire à un peloton groupé...

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

Mais très vite...les écarts se creusent et ça devient un effort solitaire...

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

.

Vous avez déja essayé de courir avec 50 kgs sur le dos ?

Autre discipline à intégrer d'urgence aux JO : le lancer de javelot polynésien !

Comment ? Ca existe déjà le lancer de javelot aux JO ?

Ah, mais non...rien à voir..

Ici il ne s'agit pas de lancer le plus loin possible...mais de viser juste !

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

.

La cible est une noix de coco plantée en haut d'un mât à une vingtaine de mètres du sol..

Et les équipes des différentes iles s'affrontent pour lancer et tenter d'atteindre la cible pendant 10 mn. Comme il y a une dizaine d'équipes avec 5 ou 5 lanceurs par équipe..Le ciel est constellé de javelots qui filent sans discontinuer ...

Spectaculaire !

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

D'abord se concentrer pour viser...

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

Armer son bras...

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

Lancer avec un mouvement très particulier..pour que le javelot monte vers la cible..

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

Et guetter le résultat ..

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

Et après 10 mn..on a plus qu'à compter les javelots ayant atteint leur cible (une couleur par équipe..)

Dernière discipline de la journée (Arrivés trop tard, on a loupé le lever de rocher ..)

Le grimper aux cocotiers !

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

.

C'est chronométré en dizièmes de secondes : et en effet ça va à toute vitesse !

C'est impressionnant : les meilleurs grimpent an moins d'une minute avec une technique éprouvée..

On accroche d'abord les bras pour se hisser..

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

.

Puis on se fixe avec les jambes (à l'aide d'un tissu qui joint les deux chevilles pour enserrer le tronc)... et on pousse sur les jambes !

Le chiffon rouge sur le tronc... est la ligne d'arrivée !

Le chrono s'arrête quand les pieds sont au dessus ...

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

.

Et quand on franchi la ligne avec un bon temps..on salue les copains et la famille dans le public...

Car le public..il est à fond pour encourager ses champions ...

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

C'est normal..ici les champions.on les connait : ils sont de la famille ou bien ce sont des potes !

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

Et on ne vient pas encourager ses proches comme ça ...

Les jeux du Heiva..c'est une fête..

Et à Tahiti, qui dit fête..dit fleurs...

Et après l'épreuve...vient le temps de la reconnaissance..

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

On pose pour la photo que le public demande si on a brillé lors de course de porteurs de fruits,

Ou pour d'autres obscures raisons..

Allez savoir pourquoi... j'étais le seul photographe masculin ;-)

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

Et la remise des médailles se fait dans une ambiance moins protocolaire qu'aux JO...

Enfin... on a la bise de miss Tahiti, quand même..ce n'est pas rien !

Puis on ne brandit pas le drapeau d'un pays..mais celui de son ile.. (trop fort, les coureurs de Raivavae..!)

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

Et il y a aussi le podium de l'épreuve féminine..

Soupir....

Et pour finir .. comme toujours en polynésie..on danse !

Mais cette fois c'était un groupe marquisien, avec une ambiance différente...

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

Même si ca reste à base de percussions;..les instruments ne sont pas les mêmes...

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

Les danses sont beaucoup plus... guerrières !

Et rappellent qu'à une époque les guerriers marquisiens..c'était du sérieux !

Mais pour finir, aux Marquises..après les démonstrations viriles....

il y a la danse de l'oiseau...

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

.

La grâce est de retour...

Et les JO peuvent aller se rhabiller !

Disciplines (injustement) oubliées aux jeux olympiques...

.

Allez...Nana !

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Published by olivier et marianne - dans Retour à Tahiti
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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 08:47

Après cette escapade polynésienne... retour à La Réunion pour le boulot avec 14 h de décalage horaire .. et de longues nuits sans sommeil...

Et comme on vient de déménager..on attend toujours notre connexion internet !

Un peu de délai, donc, avant de plus longs articles car il ne faut pas abuser de la connexion de l' hosto ;-)

Mais avant...

Juste une réponse (en guise d'hommage à tout le monde à l'hopital du Taone)

à ceux qui se demandent pourquoi faire tout ce long chemin pour un remplacement ?

Retour de Polynésie..

Et bien... parce que !!

Allez...Nana !

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 09:50

Ca y est....

Le Heiva i Tahiti 2016 a choisi ses gagnants...

Et, comme promis, le blog vient vous en parler pour vous offrir des images de féérie et de sensualité qui auraient tant à apprendre au monde, au lieu qu'il se complaise dans le sang, la colère et la frustration...

Palmarès.....

Premier prix en catégorie Hura Tau (traduisez catégorie Danse "expérimenté") : le groupe Hitireva dont nous avions vu les débuts en 2009... et qui est devenu grand !

Palmarès.....

Par l'énergie et la conviction de ces danseurs, il a fait l'unanimité , ce qui est rare, en étant le préféré du public, des journalistes... et du jury..

Visiblement, il sortait du lot et comme l'a dit, sortant de sa réserve et de sa neutralité théorique la commentatrice officielle lors de la soirée :

Hitireva.. ça décoiffe !

Palmarès.....

Comme nous n'avons pas pu les voir (j'étais d'astreinte..) nous allons avoir une séance de rattrapage..

Une fois que le Heiva officiel est terminé, les groupes qui ont séduits sont invités à se produire dans les grands hotels, ce qui nous offre la possibilté de les voir apres-demain soir...

J'éspère que cette fois les photos seront autorisées parce que pendant le Heiva...il faut une accréditation et je ne peux donc vous mettre que des photos trouvées sur le net !

Palmarès.....

Premier prix de danse en catégorie Hura Va Tau (traduisez catégorie danse "non expérimentée") : le groupe Tahiti ia Ruru-tu Noa, pour sa premiere participation : chapeau !

Palmarès.....

La encore, fraicheur et inventivité ont été décisifs !

Palmarès.....

Bravo à eux..pour une première participation, ils ont fait fort !

Et enfin, le prix de la meilleure danseuse et du meilleur danseur..me donnant l'occasionde vous remettre les vidéos dont je ne me lasse pas

Perso, je ne saisis pas comment le jury les départage...

Moi j'avais gardé en mémoire la danseuse de Tamarii Mataeia comme ..mémorable ... (cf article précédent)

Mais bon...le jury, c'est comme l'arbitre, il a toujours raison !

Et je n'oublie pas pour les lectrices du blog, les indéniables qualités du meilleur danseur ;-)

Allez... le Ori Tahiti, ça montre que le monde a autre chose a offrir que l'obscurantisme et l'aveuglement...

Nana !

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 08:49

De passage a Paris début juillet, je m'étais promis de faire un court article en hommage a cette ville qui me replonge dans l'émotion à chaque visite...depuis le 13 novembre...

Les lecteurs assidus le savent..j'étais à Paris le 13 novembre...et j'ai bien compris ce jour là que rien ne serait plus pareil et que la ville porterait (comme moi et tant d'autres) dorénavant cette blessure..

Aller à Paris maintenant ... c'est différent... un hommage pour dire qu'elle a quelque chose de précieux et d'important.... qu'on a voulu détruire et qui doit rester vivant...

Et puis voilà que ça a recommencé....

Et on est blessés, meurtris, épuisés ... découragés...

Paris - Nice....

Que faire ?

Que dire ?

Eh bien, je vais plus que jamais faire l'article prévu sur Paris et je voudrais l'envoyer a tous les assassins passés, présents..... et à venir, malheureusement...

Ce que je veux leur dire, ça tient dans une photo, prise en ballade dans les jardins du musée Rodin....

Paris - Nice....

Paris, pour moi, c'est ça...

Un jardin dédié à l'art et aux sculptures du maitre qui interrogent sur l'âme humaine, le dôme des Invalides témoin d'une ville ou chaque rue a pied dans l'histoire ... et un couple qui s'embrasse parce que ça a toujours été la ville des amoureux...

La vie et les lumières... face au moyen âge et à la noirceur...

Et une prière...

Paris - Nice....

.

Restons unis dans les valeurs que nous avons apporté au monde,

La culture, les lumières, un pays ou on peut s'aimer...

Et ne cédons pas aux sirènes de la discorde amenant vers l'explosion de la société française qui est exactement ce que vise l'Etat Islamique

Ne leur faisons pas ce plaisir.... et c'est ainsi que nous ferons honneur à ceux qui sont morts..

Et ce blog ne peut, comme son auteur, rien faire d'autre que continuer son chemin, en ne renonçant pas à ce qu'il est et à ses valeurs, ce qui serait une victoire pour les assassins...

On continuera de vivre, et de célébrer sur ce blog ce que nous croyons essentiel...

Paris - Nice....

La vie...

Paris - Nice....

.

Et le voyage et son éloge de la différence....

Mais, que c'est dur ce soir .....

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 05:58

En ce mois de juillet, le blog a décidé d'envoyer ses 2 envoyés spéciaux couvrir un évènement autrement plus important que l'Euro 2016, amis lecteurs...

Comment disait l'ami Renaud, déjà ?

"les hordes de supporters,

insultant des crétins en bleus...

déifant des crétins en verts..."

Pardon, je m'égare et je vais perdre des lecteurs !

Le blog, disais-je, vous propose de vivre avec nous l'évènement majeur du mois de juillet

Tahiti, Tahiti e....

Le Heiva est de retour sur le blog !

Ceux qui connaissent l'histoire depuis 2008 savent que c'est comme ça que tout a commencé..

Ils ne seront donc pas surpris que mes collègues du bout du monde, m'ayant fait savoir à nouveau qu'ils avaient besoin d'un coup de main pendant un mois...ont recu une réponse favorable !

Et que Marianne, quand je lui ai demandé si elle avait envie de repartir pour un mois aussi loin, m'ai regardé avec des yeux ronds devant cette question stupide (un peu comme si je lui avais demandé si elle avait envie de voir son petit fils ;-)

Pour ceux qui ne le sauraient pas, le mois de juillet est la fête de toute la Polynésie avec des concours de chants et de danse et de sports traditionnels, dans toutes les iles même les plus reculées

Et le plus médiatisé se situe à Papeete : le Heiva i Tahiti

On m'a dit en arrivant a Papeete qu'il y avait eu des inquiétudes sur le Heiva en ces temps de crise générale (et particulièrement en polynésie..)

Par exemple il y a quelques années dans la catégorie de danse professionnelle du concours il n' y avait ..qu'un seul groupe inscrit !

Trop de travail (des mois de préparation..), trop d'argent pour monter un tel spectacle avec plus de 100 artistes danseurs et musiciens, manque de lieux de répétition, les groupes , même les grands groupes célèbres, n'arrivaient plus à monter un spectacle par an...

Et on commençait à parler d'un Heiva tous les 2 ou 3 ans, qui serait la perte de cette vitrine mondiale de la Polynésie et de ce fondement du renouveau culturel et de l'identité "maoh'i".

Mais des efforts ont été faits pour soutenir la danse Polynésienne, le Ori tahiti, vitrine et fierté de tout un peuple

Et l'édition 2016 bat tous les records : 15 groupes inscrits avec 3 semaines de compétition au lieu de 2 : le Heiva a encore de beaux jours devant lui !

Bon..je suis là pour bosser.... et avec une semaine d'astreinte et des soirées de spectacle souvent déja complètes, nous ne pourrons probablement vous monter des images que d'une seule soirée, celle du 8 juillet..

Tahiti, Tahiti e....

La scène de la place To'ata est mythique pour les danseurs polynésiens et y danser un jour...est un aboutissement (que toute la famille et les amis viennent encourager avec enthousiasme)

Les spectacles, préparés donc pendant des mois avec des dizaines d'artistes sont d'une force et d'une richesse (costumes musiciens, décors) toujours renouvelée (c'est notre troisième Heiva.;et on ne s'en lasse pas!)

Etaient en compétition sous nos yeux le 8 juillet

- le groupe Temaeva : fondé il y a 50 ans au début du renouveau de la danse polynésienne, (longtemps interdite par la morale judéo-chrétienne car trop lascive...) il apparait comme un repère mythique de l'histoire de la danse moderne

- le groupe Tamarii Mataeia (les enfants de Mataeia, la plus petite commune de Tahiti! ) : beaucoup plus récent et qui a accédé récemment à la catégorie de concours"pro" (pardon..à la catégorie Huratau..)

Peu importe a nos yeux l'aspect "concours" (alors que c'est très sérieux , ici!) mais des deux, c'est le groupe le plus "jeune" Tamarii Mataiea qui nous a subjugué en nous offrant une féérie sur le thème des amours d'une princesse légendaire de leur village

Tahiti, Tahiti e....

Les images semblent toujours les mêmes d'année en année, mais elles me font toujours fondre...

Tahiti, Tahiti e....

Marianne est au diapason et ne manquerai cela pour rien au monde elle aussi !

Tahiti, Tahiti e....

Et, toujours, depuis que nous y assistons, on raconte sur scène le respect de sa terre nourricière...le Fenua...

Et la chorégraphie de pêche miraculeuse, grâce aux pouvoirs de la princesse amoureuse.. restera dans nos mémoires.;

Ici, on n'oublie pas d'ou on vient....

Et rituellement, au milieu des chorégraphies savantes aux dizaines de danseurs, un moment est consacré à une prestation d'un danseur seul puis d'une danseuse pour le concours du titre envié de meilleur danseur et meilleur danseuse de l'année...

Voici donc celle qui a fait la plus forte impression ce soir là (pas seulement à moi, bande de petits malins..à tout le public et aux journalistes également !)

Océane Ehrhardt du groupe Tamarii Mataiea

Soupir.....

Voilà.. nous sommes de retour a Tahiti pour un mois (de boulot en ce qui me concerne), et le charme est toujours aussi fort...

Au programme, quelques images a venir au retour (pendant les nuits d'insomnie du décalage horaire) et, bien sur, les résultats du concours qui paraitront sur le blog !

Comme je l'avais dit en 2009, la polynésie ... on en revient pas... et une petite musique s'installe au creux de vous pour toujours...

Tahiti, Tahiti e....

Vaiete te tahua,

Tahua tumu noho mai koe...

La riviere qui coule,

La riviere qui coule vit en toi ...

Fariu taku aro,

O tahiti e ....

Reviens moi,

Ô tahiti...

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 23:40

Mingala Ba !

Nous voici arrivés à la fin des rêveries birmanes, et à la veille d'un nouveau voyage qui va comme à l'accoutumée mettre ce blog en sommeil pendant le mois de juillet...

Pour vous faire patienter ...voici la fin de notre périple birman qui s'est terminé au bord du fleuve nourricier du pays..

Vous vous rappelez le Mékong au Laos....

Eh bien, au Myanmar...c'est l'Irrawaddy...

Rêveries birmanes (9) : Sur les rives de l'Irrawaddy...

Les 3 derniers jours du voyage nous nous sommes posés sur ses rives, en continuant dans l'ambiance méditative qui prévalait depuis le début...

Rêveries birmanes (9) : Sur les rives de l'Irrawaddy...

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Les scènes fluviales en Asie ont quelque chose d'immuable...

Rêveries birmanes (9) : Sur les rives de l'Irrawaddy...

Les migrations quotidiennes pour venir écouler ses marchandises en ville et repartit le soir dans la campagne sont comme une allégorie de la condition humaine

Rêveries birmanes (9) : Sur les rives de l'Irrawaddy...

Et, il y a là, au bord de l'Irrawaddy la magie de la rencontre avec Bagan...

La ville aux 3000 pagodes millénaires...

Rêveries birmanes (9) : Sur les rives de l'Irrawaddy...

Au fil de vos ballades dans la campagne, temples et pagodes témoins d'une époque révolue vous enveloppent de leurs mystères...

Rêveries birmanes (9) : Sur les rives de l'Irrawaddy...

La lumière du soir crée une féérie qui vous pénêtre de la sensation que l'homme a semé dans la nature, avec ces milliers de pagodes, un message de paix et de spiritualité ...

Et on ne sait plus ce qui nous touche le plus ..

Rêveries birmanes (9) : Sur les rives de l'Irrawaddy...

.

Les riches pagodes couvertes d'or ou les moines viennent honorer le message du Bouddha

Rêveries birmanes (9) : Sur les rives de l'Irrawaddy...

Ou bien les scènes de la vie de tous les jours avec la pudeur et le courage au quotidien d'un pays pauvre ou les gens se relèvent tout juste de 50 ans de terreur avec leur sourire toujours inchangé

Rêveries birmanes (9) : Sur les rives de l'Irrawaddy...

Un petit garçon que sa mère n'a d'autre choix que d'emmener au marché

Rêveries birmanes (9) : Sur les rives de l'Irrawaddy...

La sortie d'une école avec ces jeunes filles en quête d'un avenir meilleur

Rêveries birmanes (9) : Sur les rives de l'Irrawaddy...

Bagan, un endroit qui vous fait prendre de la hauteur ..

Rêveries birmanes (9) : Sur les rives de l'Irrawaddy...

Et pour finir , je vous laisse avec le sentiment qui vous pénètre devant le spectacle de l'Irrawaddy et des montagnes birmanes au loin ...

le sentiment que, c'est certain...il y aura dans votre vie un avant et un après le Myanmar....

Allez... Pyan do mai !

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 20:05

Les piques du temps qui passe obligent à dire au revoir aux gens qui ont comptés pour vous...

Et en ce mois de juin 2016, une page se tourne dans notre paysage...

Sequence nostalgie...dans la bonne humeur!

Le Petit Journal s'en va....

Il s'était installé dans notre vie, et ils vont tous nous manquer...

Les journalistes d'une part ... à l'affut des vessies que la télé veut nous faire prendre pour des lanternes

Sequence nostalgie...dans la bonne humeur!

Salhia Brakhlia et son questionnement têtu de la bêtise passéiste d'une partie de la société francaise

Sequence nostalgie...dans la bonne humeur!

Martin Weil le citoyen du monde, et sa capacité à se fondre dans les décors de tous les pays pour nous faire saisir la réalité des hommes face à l'histoire

Et puis les amuseurs qui nous ont fait rire toutes ces années ...

Eric et Quentin pour tous les soirs on on a pleuré de rire en les regardant..

Catherine et Liliane et leur fausse méchanceté..

Et, au delà du Petit journal,

Le blog a une pensée pour la bouffée d'oxygène qu'a amené Canal Plus dans le paysage audiovisuel ...

Une certaine idée de l'impertinence rompant avec le caractère désespérément convenu de la télé d'avant et ne cédant pas aux sirènes de la médiocrité de la télé de maintenant..

Et nous repensons à ceux qui nous ont fait rire pendant toutes ces années dans un espace de liberté qui vient de se fracasser contre l'empire Bolloré

Chacun avait ses préférés...

Le culot et la fraicheur de Charlotte Le Bon ( bon, là, c'était plutôt moi le fan..)

Les inimitables et regrettés Omar et Fred (là c'était plutot Marianne , fan absolue..)

Sans oublier les grands anciens...

Sequence nostalgie...dans la bonne humeur!

Les Nuls, L'Emission...

Des moments de pur bonheur...qui détonnaient dans le PAF de l'époque..

Tout ça revient à la surface au moment de la fin du petit Journal..

L'univers de Canal ... avant Bolloré !

Sequence nostalgie...dans la bonne humeur!

Allez, assez de nostalgie...

So long, Yann Barthes

et merci pour tout !

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 16:52

Depuis que nous l'avons decouvert en 2014, on l'attend avec impatience chaque année :

Quand revient le mois de juin, revient le Sakifo...
Lui qui resiste aux temps difficiles, aux subventions en baisse et aux aléas météos...

pour offrir à la Réunion, 3 jours de musique, de chaleur humaine et d'énergies positives venues des 4 coins du monde..

Parmi une cinquantaine d'artistes invités , on se fait sa petite sélection puis on s'en vient à la rencontre de leur univers, faire le plein d'émotions ...

Sakifo 2016

L'univers très personnel de Lou Doillon dont le disque nous avait laissé sous le charme et qui a offert un concert intimiste ou affleure dans sa voix si reconnaissable, à la fois la dérision , les déchirures et l'inéluctable..

Sakifo 2016

Avec la ressemblance si troublante avec sa mère...

Mais bien une vraie artiste à part entière (pour les festivaliers qui ne venaient pas chercher la grosse artillerie..car ceux là sont passés à coté...)

Sakifo 2016

Une rencontre saisissante ensuite avec la soul noire et incantatoire de Cold Specks...

Toute menue, fragile et seule en scène, mais avec une voix et une force qui saisit sur place, comme un croisement entre entre Tracy Chapmam et Patti Smith...

Sakifo 2016

Plus tard , faire le plein d'énergie pour des semaines dans le reggae "new look" (on appelle ça le ragga maintenant) de Papa Style fusionnant avec le public par son intensité, sa conviction et l'ambiance fraternelle qu'il donne a son concert

Sakifo 2016

Le lendemain changement d'ambiance et une belle rencontre avec Inna Modja, sculpturale chanteuse malienne et son Motel Bamako, mélange de modernite hip hop et électro et de ses racines ancestrales pour chanter la vie la guerre et l'exil..

Tout ce qui est l'Afrique et son pays le Mali

Sakifo 2016

Puis, parce qu'au Sakifo il y a bien sur plein d'artistes créoles, Christine Salem la star du maloya et sa voix profonde comme le chant de ses ancetres esclaves...

même si l'apparition de guitares dans sa prestation scénique est moins roots que la première fois qu'on l'avait vue et m'a un peu dérouté...

Sakifo 2016

Puis une vraie rencontre avec un artiste étonnant faada Freddy..

L'improbable pari d'un groupe sur scène sans instrument autres que leurs rythmiques vocales pour un mélange saisissant entre gospel et hip hop qui va électriser le public par son énergie vibrante de chaleur humaine...

Une vraie belle surprise, rare, loin des modes et des genres avec une énergie communicative à ne manquer sous aucun pretexte s'il vient en concert près de chez vous

Un "feel good" concert dont on sort... heureux...

Sakifo 2016

Et puis en apothéose finale ..

J'en rêvais depuis des années parce que sa musique tragique foutraque et dérisoire est au coeur de ses films dont je me suis abreuvé plus jeune...

Le No smoking Orchestra d'Emir Kusturica dont la musique vous fait a la fois danser et vous dechire le coeur, comme la farce tragique qu'est la vie...

Comme la petite fille sur les épaules de son père..on était tous à fond !

Et vive la musique et les musiciens de tous les pays ...

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 19:09

Mingala ba !

Voici la suite de nos impressions birmanes, avec les images du lac Inle...

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Immense lac d'altitude à 900 m (il fait frisquet lors des ballades en pirogue au petit matin!)

il est habité par une autre minorité, les Inthas, qui nous y promèneront en pirogue car on n'y accède pas par la route.

La vie des villages lacustres offre des images d'un autre temps sous la belle lumière d'hiver, avec les montagnes brumeuses en arrière-plan...

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

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Les pêcheurs se prêtent avec complaisance aux photos de leur posture très particulière pour ramer...

avec la jambe, pour avoir les mains libres pour la pêche !

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Les limites de l'eau et de la terre sont imprécises....

car les Inthas ont créé une méthode de culture très spécifique, les jardins flottants, que l'on vient entretenir et récolter en pirogue ...

pour alimenter tout le pays en fruits et légumes.

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Et même si, nous a t'on dit, certains sont plus là pour la pose en vue des photos des touristes que pour la pêche..

Il n'empêche que les images (posées ou pas) semblent intemporelles...

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Les occasions de balades aquatiques sont multiples et les innombrables bras de rivière permettent des escapades dans les terres... comme ici le départ de la rivière qui mène au village d'In Dein

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Les stupas en ruine d'In Dein resteront comme un endroit magique entre lesquelles flâner en état second (une des rêveries suggérées dans le titre de l'article...)

Comme à la recherche du temps perdu..

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Et si il y a forcément dans ce décor une réminiscence des films d'aventure de son enfance, c'est qu'il y a bien dans ces ruines un trésor à découvrir...

mais le truc , c'est qu'il est immatériel et vous parle du temps qui passe et d'autres aspirations humaines que celles de notre société nombriliste...

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

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De belles rencontres surgissent au milieu des ruines....

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

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Elles ont traversé le temps pour nous transmettre leur grâce

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Une foret d'or et de terre s'élève vers le ciel...

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Et le Bouddha continuer d'insinuer en vous la certitude du vide que le matérialisme porte en lui..

Si, Si !

Il fait ça, le Bouddha... Même à nous, Marianne et Olivier !

Réfléchissez bien avant un voyage ici.. ça tape comme je l'ai déja dit...

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

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Et pendant la méditation silencieuse d'un moine, la lumière joue avec toutes les créatures vivantes qui ont leur place dans le monde, tel que le boudhisme le rêve...

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

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Et au retour, on se perd dans le dédale de canaux des villages au bord du lac ou la vie semble glisser à un rythme qui nous est étranger...

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Les cités lacustres du lac Inle, comme des mini-Venise orientales , déploient leurs sortilèges...

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Et soulèvent leur question pénétrante : comment un pays si pauvre peut-il dégager autant de sérénité ?

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Qu'est ce qui, dans ce décor semble rendre la vie plus simple à vivre ?

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Une vie en miroir de la notre, à contempler comme des reflets sur l'eau, à la fois si semblables et si différents... si proches et si lointains...

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Et se fragilisent les certitudes... sur ce qui est l'envers ou l'endroit....

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

.

Quelque chose se passe en vous sur les bords du lac Inle...

et vous laisse ensuite ....

Je ne sais pas....

différend...

Allez...

Pyan do mai !

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Published by olivier et marianne - dans Myanmar
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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 14:45

Les lecteurs assidus en ont l'habitude :

Lorsque le temps revient pour vous en metropole de decouvrir les images du festival de Cannes,

Pour nous, c'est le moment de repartir ...

Au bout du rêve ...

Notre festival du film à nous.....

.

Comme beaucoup ici, nous sommes devenus accro de ce qui est devenu un vrai phénomène à La Réunion,

avec des places qu'il faut prendre dans les toutes premieres heures de leur mise en vente...

car tous ceux qui l'ont vécu auparavant attendent fébrilement de revenir s'émerveiller et faire le plein d'émotions ....

Et c'est reparti en 2016 pour 3 soirées d'images merveilleuses, d'histoires de dépassement de soi, de fraternité, et de sens donné à la vie..

Et puis après les films... de belles rencontres sur la scène du théatre..

Notre festival du film à nous.....

"Par dela les hauteurs" de Bruno Peyronnet.

Un groupe de jeunes de Seine Saint Denis dont le chemin va croiser un projet venu du monde du foot (qui est le leur) pour rencontrer celui de l'alpinisme (qui est celui du président de l'époque de la ligue de foot) ...

Emmener des jeunes footballeurs de Tremblay en France, se mesurer au défi de l'ascension du Kala Pattar un sommet du Népal à 5800 qui fait face à l'Everest !

Sortis de leur monde, de leurs repères, de leur horizon de vie bouché, auront ils la force, la discipline et le dépassement de soi pour aller défier la montagne?

Notre festival du film à nous.....

Eh bien, oui !

Après être allé tous ensemble au bout d'eux mêmes dans les paysages magnifiques mais hostiles de la tres haute montagne, ils remporteront une victoire émouvante ..

Notre festival du film à nous.....

Interrogés sur la scène du théatre après la projection, ils nous laisseront le souvenir fort de jeunes gens qui ont trouvé leur place dans ce monde et travaillent depuis à abattre les clichés qu'ils sont allés vaincre sur un sommet de l'Himalaya..

Notre festival du film à nous.....

Moins émouvant mais gentiment déjanté, "Bear Island" de Inge WEGGE, l'histoire de 3 frères partis plusieurs semaines surfer dans les eaux glacées de l'océan Arctique en survivant en autarcie dans cette ile désolée et sauvage..

Et la-bas...un ride sur une vague de l'Arctique...ca se mérite !

Notre festival du film à nous.....

Le deuxième jour, notre coup de coeur : "Tashi and the monk" de Andrew Hinton

L'histoire, et l'oeuvre, de Lobsang, un moine boudhiste disciple du Dalai Lama, qui a fondé au fin fond de l'Himalaya une communauté pour les enfants abandonnés, orphelins, ou maltraités et qui offre une deuxième vie à 85 enfants depuis 8 ans...

Le réalisateur passé par hasard une première fois dans le coin, bouleversé par ce qu'il y a vu, est revenu 3 mois faire ce film et raconter cette aventure humaine...

Notre festival du film à nous.....

Le titre vient de l'histoire de Tashi, une petite fille de 5 ans à l'histoire douloureuse...

Dernière arrivée dans la communauté, repliée sur sa souffrance et sa colère d'enfant blessée

Sa rencontre avec la vie de la communauté et avec Lobsang qui se considère comme le père de chacun de ces 85 enfants, lui offre une deuxième chance et va en 3 mois la faire redevenir une petite fille ayant retrouvé une histoire dans la communauté...

Notre festival du film à nous.....

.

Et la voir redevenue une enfant gaie et rieuse à la fin du film a bouleversé toute la salle...

Ainsi que les mots de Lobsang , racontant qu'il avait été comme eux un enfant perdu

et que, devenu adulte, animer cette communauté,

Pour lui qui n'a pas eu d'enfance....

C'est maintenant vivre avec eux 85 enfances ....

Il y a des gens comme ça... qui ont en eux une lumière...

Notre festival du film à nous.....

Pour continuer ensuite dans l'émotion, "Le pouvoir des rêves" de Xavier de Ruydts.

Une expédition en kayak et rando au coeur de l'Alaska

Notre festival du film à nous.....

Mais une expédition très spéciale ..

destinée à accomplir le rêve d'Arthur, paraplégique à la suite d'un accident de scooter à 15 ans..

et qui veut continuer à vivre ses rêves, malgré ses jambes qui ne lui répondent plus..

Notre festival du film à nous.....

Une leçon de vie devant la force intérieure de ce presqu'encore gamin

qui doit déployer pour vivre cette aventure une énergie à peine croyable

bluffant ses compagnons d'aventure dans le film ..et nous dans la salle

Notre festival du film à nous.....

Pour retrouver ensuite sur scène un jeune homme à l'appétit de croquer dans la vie nous laissant scotchés,

en nous disant : il aime bien plus la vie que ceux qui ont leur deux jambes...

Notre festival du film à nous.....

Et enfin, le dernier jour, d'abord "Bartas" de Quentin Sixdeniers, les belles images de ces fous du vide capables de traverser les vallées sur un fil en équilibre en ciel et terre..

Avec l'accueil enthousiaste du public puisque ces tentatives de record...se situaient dans le décor des cirques de la Réunion !

Notre festival du film à nous.....

ET pour finir sur une autre planète...

"Meru" de Jimmy CHIN et Elisabeth CHAI VASARUELYI

Un autre monde.. avec des grands noms de l'alpinisme partis vivre un défi fou :

celui du mont Meru, un pic inaccesible et encore inviolé...

devenu un mythe parmi le gratin de l'alpinisme mondial,

en raison de tous les grands noms qui ont échoués sur ses pentes d'une difficulté absolue..

Notre festival du film à nous.....

.

Une ascension épique, invraisemblable....

sur des milliers de mètres de parois verticales,

sur lesquels ils échoueront une première fois tout près du but...

Notre festival du film à nous.....

Avant de repartir dans une expédition ou tout le monde aurait renoncé..

Ou ils mettront leur vie à nu dans ce film voulant raconter un défi dantesque à la logique, à la prudence et à la raison...

Car la haut dans cet enfer blanc qui fait payer très cher la passion des hommes qui l'affrontent,

quelque chose de vital se jouera entre eux et la montagne..

Voilà..

Non pas 3 jours de testostérone , comme j'aurais pu l'imaginer avant de connaitre ce genre de festival..

Mais 3 jours d'émotion, de leçons de vie et de reprise d'espoir en ce qu'est capable de faire l'etre humain ...

Et je vous laisse avec eux tous ...

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