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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 20:05

Les piques du temps qui passe obligent à dire au revoir aux gens qui ont comptés pour vous...

Et en ce mois de juin 2016, une page se tourne dans notre paysage...

Sequence nostalgie...dans la bonne humeur!

Le Petit Journal s'en va....

Il s'était installé dans notre vie, et ils vont tous nous manquer...

Les journalistes d'une part ... à l'affut des vessies que la télé veut nous faire prendre pour des lanternes

Sequence nostalgie...dans la bonne humeur!

Salhia Brakhlia et son questionnement têtu de la bêtise passéiste d'une partie de la société francaise

Sequence nostalgie...dans la bonne humeur!

Martin Weil le citoyen du monde, et sa capacité à se fondre dans les décors de tous les pays pour nous faire saisir la réalité des hommes face à l'histoire

Et puis les amuseurs qui nous ont fait rire toutes ces années ...

Eric et Quentin pour tous les soirs on on a pleuré de rire en les regardant..

Catherine et Liliane et leur fausse méchanceté..

Et, au delà du Petit journal,

Le blog a une pensée pour la bouffée d'oxygène qu'a amené Canal Plus dans le paysage audiovisuel ...

Une certaine idée de l'impertinence rompant avec le caractère désespérément convenu de la télé d'avant et ne cédant pas aux sirènes de la médiocrité de la télé de maintenant..

Et nous repensons à ceux qui nous ont fait rire pendant toutes ces années dans un espace de liberté qui vient de se fracasser contre l'empire Bolloré

Chacun avait ses préférés...

Le culot et la fraicheur de Charlotte Le Bon ( bon, là, c'était plutôt moi le fan..)

Les inimitables et regrettés Omar et Fred (là c'était plutot Marianne , fan absolue..)

Sans oublier les grands anciens...

Sequence nostalgie...dans la bonne humeur!

Les Nuls, L'Emission...

Des moments de pur bonheur...qui détonnaient dans le PAF de l'époque..

Tout ça revient à la surface au moment de la fin du petit Journal..

L'univers de Canal ... avant Bolloré !

Sequence nostalgie...dans la bonne humeur!

Allez, assez de nostalgie...

So long, Yann Barthes

et merci pour tout !

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Published by olivier et marianne - dans La di la fé....
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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 16:52

Depuis que nous l'avons decouvert en 2014, on l'attend avec impatience chaque année :

Quand revient le mois de juin, revient le Sakifo...
Lui qui resiste aux temps difficiles, aux subventions en baisse et aux aléas météos...

pour offrir à la Réunion, 3 jours de musique, de chaleur humaine et d'énergies positives venues des 4 coins du monde..

Parmi une cinquantaine d'artistes invités , on se fait sa petite sélection puis on s'en vient à la rencontre de leur univers, faire le plein d'émotions ...

Sakifo 2016

L'univers très personnel de Lou Doillon dont le disque nous avait laissé sous le charme et qui a offert un concert intimiste ou affleure dans sa voix si reconnaissable, à la fois la dérision , les déchirures et l'inéluctable..

Sakifo 2016

Avec la ressemblance si troublante avec sa mère...

Mais bien une vraie artiste à part entière (pour les festivaliers qui ne venaient pas chercher la grosse artillerie..car ceux là sont passés à coté...)

Sakifo 2016

Une rencontre saisissante ensuite avec la soul noire et incantatoire de Cold Specks...

Toute menue, fragile et seule en scène, mais avec une voix et une force qui saisit sur place, comme un croisement entre entre Tracy Chapmam et Patti Smith...

Sakifo 2016

Plus tard , faire le plein d'énergie pour des semaines dans le reggae "new look" (on appelle ça le ragga maintenant) de Papa Style fusionnant avec le public par son intensité, sa conviction et l'ambiance fraternelle qu'il donne a son concert

Sakifo 2016

Le lendemain changement d'ambiance et une belle rencontre avec Inna Modja, sculpturale chanteuse malienne et son Motel Bamako, mélange de modernite hip hop et électro et de ses racines ancestrales pour chanter la vie la guerre et l'exil..

Tout ce qui est l'Afrique et son pays le Mali

Sakifo 2016

Puis, parce qu'au Sakifo il y a bien sur plein d'artistes créoles, Christine Salem la star du maloya et sa voix profonde comme le chant de ses ancetres esclaves...

même si l'apparition de guitares dans sa prestation scénique est moins roots que la première fois qu'on l'avait vue et m'a un peu dérouté...

Sakifo 2016

Puis une vraie rencontre avec un artiste étonnant faada Freddy..

L'improbable pari d'un groupe sur scène sans instrument autres que leurs rythmiques vocales pour un mélange saisissant entre gospel et hip hop qui va électriser le public par son énergie vibrante de chaleur humaine...

Une vraie belle surprise, rare, loin des modes et des genres avec une énergie communicative à ne manquer sous aucun pretexte s'il vient en concert près de chez vous

Un "feel good" concert dont on sort... heureux...

Sakifo 2016

Et puis en apothéose finale ..

J'en rêvais depuis des années parce que sa musique tragique foutraque et dérisoire est au coeur de ses films dont je me suis abreuvé plus jeune...

Le No smoking Orchestra d'Emir Kusturica dont la musique vous fait a la fois danser et vous dechire le coeur, comme la farce tragique qu'est la vie...

Comme la petite fille sur les épaules de son père..on était tous à fond !

Et vive la musique et les musiciens de tous les pays ...

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 19:09

Mingala ba !

Voici la suite de nos impressions birmanes, avec les images du lac Inle...

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Immense lac d'altitude à 900 m (il fait frisquet lors des ballades en pirogue au petit matin!)

il est habité par une autre minorité, les Inthas, qui nous y promèneront en pirogue car on n'y accède pas par la route.

La vie des villages lacustres offre des images d'un autre temps sous la belle lumière d'hiver, avec les montagnes brumeuses en arrière-plan...

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

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Les pêcheurs se prêtent avec complaisance aux photos de leur posture très particulière pour ramer...

avec la jambe, pour avoir les mains libres pour la pêche !

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Les limites de l'eau et de la terre sont imprécises....

car les Inthas ont créé une méthode de culture très spécifique, les jardins flottants, que l'on vient entretenir et récolter en pirogue ...

pour alimenter tout le pays en fruits et légumes.

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Et même si, nous a t'on dit, certains sont plus là pour la pose en vue des photos des touristes que pour la pêche..

Il n'empêche que les images (posées ou pas) semblent intemporelles...

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Les occasions de balades aquatiques sont multiples et les innombrables bras de rivière permettent des escapades dans les terres... comme ici le départ de la rivière qui mène au village d'In Dein

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Les stupas en ruine d'In Dein resteront comme un endroit magique entre lesquelles flâner en état second (une des rêveries suggérées dans le titre de l'article...)

Comme à la recherche du temps perdu..

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Et si il y a forcément dans ce décor une réminiscence des films d'aventure de son enfance, c'est qu'il y a bien dans ces ruines un trésor à découvrir...

mais le truc , c'est qu'il est immatériel et vous parle du temps qui passe et d'autres aspirations humaines que celles de notre société nombriliste...

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

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De belles rencontres surgissent au milieu des ruines....

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

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Elles ont traversé le temps pour nous transmettre leur grâce

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Une foret d'or et de terre s'élève vers le ciel...

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Et le Bouddha continuer d'insinuer en vous la certitude du vide que le matérialisme porte en lui..

Si, Si !

Il fait ça, le Bouddha... Même à nous, Marianne et Olivier !

Réfléchissez bien avant un voyage ici.. ça tape comme je l'ai déja dit...

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

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Et pendant la méditation silencieuse d'un moine, la lumière joue avec toutes les créatures vivantes qui ont leur place dans le monde, tel que le boudhisme le rêve...

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

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Et au retour, on se perd dans le dédale de canaux des villages au bord du lac ou la vie semble glisser à un rythme qui nous est étranger...

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Les cités lacustres du lac Inle, comme des mini-Venise orientales , déploient leurs sortilèges...

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Et soulèvent leur question pénétrante : comment un pays si pauvre peut-il dégager autant de sérénité ?

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Qu'est ce qui, dans ce décor semble rendre la vie plus simple à vivre ?

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Une vie en miroir de la notre, à contempler comme des reflets sur l'eau, à la fois si semblables et si différents... si proches et si lointains...

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

Et se fragilisent les certitudes... sur ce qui est l'envers ou l'endroit....

Rêveries birmanes (8) : les cités lacustres du lac Inle....

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Quelque chose se passe en vous sur les bords du lac Inle...

et vous laisse ensuite ....

Je ne sais pas....

différend...

Allez...

Pyan do mai !

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 14:45

Les lecteurs assidus en ont l'habitude :

Lorsque le temps revient pour vous en metropole de decouvrir les images du festival de Cannes,

Pour nous, c'est le moment de repartir ...

Au bout du rêve ...

Notre festival du film à nous.....

.

Comme beaucoup ici, nous sommes devenus accro de ce qui est devenu un vrai phénomène à La Réunion,

avec des places qu'il faut prendre dans les toutes premieres heures de leur mise en vente...

car tous ceux qui l'ont vécu auparavant attendent fébrilement de revenir s'émerveiller et faire le plein d'émotions ....

Et c'est reparti en 2016 pour 3 soirées d'images merveilleuses, d'histoires de dépassement de soi, de fraternité, et de sens donné à la vie..

Et puis après les films... de belles rencontres sur la scène du théatre..

Notre festival du film à nous.....

"Par dela les hauteurs" de Bruno Peyronnet.

Un groupe de jeunes de Seine Saint Denis dont le chemin va croiser un projet venu du monde du foot (qui est le leur) pour rencontrer celui de l'alpinisme (qui est celui du président de l'époque de la ligue de foot) ...

Emmener des jeunes footballeurs de Tremblay en France, se mesurer au défi de l'ascension du Kala Pattar un sommet du Népal à 5800 qui fait face à l'Everest !

Sortis de leur monde, de leurs repères, de leur horizon de vie bouché, auront ils la force, la discipline et le dépassement de soi pour aller défier la montagne?

Notre festival du film à nous.....

Eh bien, oui !

Après être allé tous ensemble au bout d'eux mêmes dans les paysages magnifiques mais hostiles de la tres haute montagne, ils remporteront une victoire émouvante ..

Notre festival du film à nous.....

Interrogés sur la scène du théatre après la projection, ils nous laisseront le souvenir fort de jeunes gens qui ont trouvé leur place dans ce monde et travaillent depuis à abattre les clichés qu'ils sont allés vaincre sur un sommet de l'Himalaya..

Notre festival du film à nous.....

Moins émouvant mais gentiment déjanté, "Bear Island" de Inge WEGGE, l'histoire de 3 frères partis plusieurs semaines surfer dans les eaux glacées de l'océan Arctique en survivant en autarcie dans cette ile désolée et sauvage..

Et la-bas...un ride sur une vague de l'Arctique...ca se mérite !

Notre festival du film à nous.....

Le deuxième jour, notre coup de coeur : "Tashi and the monk" de Andrew Hinton

L'histoire, et l'oeuvre, de Lobsang, un moine boudhiste disciple du Dalai Lama, qui a fondé au fin fond de l'Himalaya une communauté pour les enfants abandonnés, orphelins, ou maltraités et qui offre une deuxième vie à 85 enfants depuis 8 ans...

Le réalisateur passé par hasard une première fois dans le coin, bouleversé par ce qu'il y a vu, est revenu 3 mois faire ce film et raconter cette aventure humaine...

Notre festival du film à nous.....

Le titre vient de l'histoire de Tashi, une petite fille de 5 ans à l'histoire douloureuse...

Dernière arrivée dans la communauté, repliée sur sa souffrance et sa colère d'enfant blessée

Sa rencontre avec la vie de la communauté et avec Lobsang qui se considère comme le père de chacun de ces 85 enfants, lui offre une deuxième chance et va en 3 mois la faire redevenir une petite fille ayant retrouvé une histoire dans la communauté...

Notre festival du film à nous.....

.

Et la voir redevenue une enfant gaie et rieuse à la fin du film a bouleversé toute la salle...

Ainsi que les mots de Lobsang , racontant qu'il avait été comme eux un enfant perdu

et que, devenu adulte, animer cette communauté,

Pour lui qui n'a pas eu d'enfance....

C'est maintenant vivre avec eux 85 enfances ....

Il y a des gens comme ça... qui ont en eux une lumière...

Notre festival du film à nous.....

Pour continuer ensuite dans l'émotion, "Le pouvoir des rêves" de Xavier de Ruydts.

Une expédition en kayak et rando au coeur de l'Alaska

Notre festival du film à nous.....

Mais une expédition très spéciale ..

destinée à accomplir le rêve d'Arthur, paraplégique à la suite d'un accident de scooter à 15 ans..

et qui veut continuer à vivre ses rêves, malgré ses jambes qui ne lui répondent plus..

Notre festival du film à nous.....

Une leçon de vie devant la force intérieure de ce presqu'encore gamin

qui doit déployer pour vivre cette aventure une énergie à peine croyable

bluffant ses compagnons d'aventure dans le film ..et nous dans la salle

Notre festival du film à nous.....

Pour retrouver ensuite sur scène un jeune homme à l'appétit de croquer dans la vie nous laissant scotchés,

en nous disant : il aime bien plus la vie que ceux qui ont leur deux jambes...

Notre festival du film à nous.....

Et enfin, le dernier jour, d'abord "Bartas" de Quentin Sixdeniers, les belles images de ces fous du vide capables de traverser les vallées sur un fil en équilibre en ciel et terre..

Avec l'accueil enthousiaste du public puisque ces tentatives de record...se situaient dans le décor des cirques de la Réunion !

Notre festival du film à nous.....

ET pour finir sur une autre planète...

"Meru" de Jimmy CHIN et Elisabeth CHAI VASARUELYI

Un autre monde.. avec des grands noms de l'alpinisme partis vivre un défi fou :

celui du mont Meru, un pic inaccesible et encore inviolé...

devenu un mythe parmi le gratin de l'alpinisme mondial,

en raison de tous les grands noms qui ont échoués sur ses pentes d'une difficulté absolue..

Notre festival du film à nous.....

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Une ascension épique, invraisemblable....

sur des milliers de mètres de parois verticales,

sur lesquels ils échoueront une première fois tout près du but...

Notre festival du film à nous.....

Avant de repartir dans une expédition ou tout le monde aurait renoncé..

Ou ils mettront leur vie à nu dans ce film voulant raconter un défi dantesque à la logique, à la prudence et à la raison...

Car la haut dans cet enfer blanc qui fait payer très cher la passion des hommes qui l'affrontent,

quelque chose de vital se jouera entre eux et la montagne..

Voilà..

Non pas 3 jours de testostérone , comme j'aurais pu l'imaginer avant de connaitre ce genre de festival..

Mais 3 jours d'émotion, de leçons de vie et de reprise d'espoir en ce qu'est capable de faire l'etre humain ...

Et je vous laisse avec eux tous ...

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Published by olivier et marianne - dans cinema
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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 05:59

Après une année 2015 particulièrement faste, l'agence DAILLIE FAVRE enregistre cette année une baisse des réservations sur sa destination Réunion...

Nous avons donc décidé de ne pas nous endormir sur nos lauriers et de lancer un événement fortement médiatisé et porteur de nouvelles opportunités : le Rancourt Tour !

Pour cette première édition en 2016, nous avons accueilli avec tous les honneurs dûs à son rang l'ainée des Rancourt et lui avons proposé notre célèbre tour de l'ile, à charge pour elle d'en faire un reportage photographique destiné au blog !

Le premier Rancourt Tour à La Réunion....

Le programme débute toujours en douceur, après un long vol de nuit, par une ballade au milieu des cases créoles du vieux Saint Denis qui ne laissent pas indifférente la décoratrice... toujours aux aguets, même en vacances !

Le premier Rancourt Tour à La Réunion....

Le lendemain, l'indispensable étape "cascade" s'est enrichie cette année du bassin des Aigrettes à Saint Gilles, plus facile à caser au retour de la plage, car toute proche, mais avec toujours l'ambiance jardin d'Eden au rendez-vous (même si c'est assez couru au niveau fréquentation..)

Le premier Rancourt Tour à La Réunion....

Ensuite, le tour de l'ile commence par l'Est et son ambiance tamoul qui surprend toujours les visiteurs, surpris de cette ambiance venue d'Inde, dans le fief malbar de Saint André...

Le premier Rancourt Tour à La Réunion....

Vous le savez, maintenant.... l'âme de la Réunion se trouve dans ses cirques , et nous sommes toujours fiers d'emmener les visiteurs vers notre grand coup de coeur à Grand Ilet , et ses quelques cases perdues loin du monde... d'ou l'on peut voir à quelques minutes d'intervalle d'abord le panorama sur tout le cirque de Salazie...

Le premier Rancourt Tour à La Réunion....

Et de l'autre coté de la crète le mystérieux cirque de Mafate et son ambiance de monde perdu...

Le premier Rancourt Tour à La Réunion....

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Sur le bord du chemin, les petits oratoires dédiés au culte secret de saint Expedit achèvent de convaincre la visiteuse qu'elle est au bout du monde...

Le premier Rancourt Tour à La Réunion....

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Moins perdue, mais avec une poésie qui lui est propre, la bourgade d'Hell Bourg offre le charme de ses cases colorées et de sa végétation exotique comme ici les mythiques fleurs de Passiflore..ainsi nommée parce que les missionnaires , émus de sa beauté et perdus dans leur métaphysique, y voyaient une allégorie de la passion du Christ !

Le premier Rancourt Tour à La Réunion....

Le programme prévoit une étape méditative dans les reflets mélancoliques de la mare à Poule d'Eau.. avant de se replonger dans l'agitation de la côte.

Le premier Rancourt Tour à La Réunion....

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Destination ensuite, le Sud sauvage et ses clichés de carte postale restés à l'écart des flux touristiques mais en plein coeur de la gentillesse de l'accueil créole..... dans la région de Saint Philippe

Le premier Rancourt Tour à La Réunion....

Les falaises escarpées surplombant l'océan Indien se succèdent, toutes plus spectaculaires les unes que les autres, comme ici à Petite Ile ....

Le premier Rancourt Tour à La Réunion....

Et si l'on a la chance de tomber sur une période forte houle..le succès est garanti et il faut arracher la visiteuse au spectacle hypnotique des rouleaux déchainés pour pouvoir poursuivre la route ...

"Encore un peu...Non, mais tu as vu ce bleu !

Oui, je sais...Allez, Claire, on y va, on a encore de la route !"

Le premier Rancourt Tour à La Réunion....

En pour finir, à tout seigneur....

La route du volcan et l'arrivée à la plaine des sables et son ambiance "Mars Explorer" ne manquent jamais de déclencher une forte réaction chez les visiteurs... et nous...on ne s'en lasse pas!

Le premier Rancourt Tour à La Réunion....

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Une courte ballade de 45 mn par le sentier du Tremblet permet d'éviter les fréquentes foules du parking du pas de Bellecombe et de vous asseoir seuls face au volcan qui se révèle à votre disposition exclusive, le temps de faire provision de souvenirs indélébiles dans la lumière du couchant...

Le premier Rancourt Tour à La Réunion....

Et on reste avec la belle rencontre de notre ile et d'une certaine idée du chic parisien dont le charme reste inimitable.....

2 mondes sont tombés sous le charme l'un de l'autre et ont fait de ce premier Rancourt Tour 2016 un moment précieux...

Vivement un autre !

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Published by olivier et marianne
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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 16:23

J'espère qu'il reste encore des lecteurs qui viennent pour La Réunion, délaissée dans les articles du blog depuis quelques temps...

C'est vrai qu'on vit ici depuis...plus de 6 ans déja !

Que ce sont souvent d'autres voyages qui alimentent ce blog,

que j'oublie parfois l'appareil photo avant de partir en balade, etc...

mais La Réunion reste un beau sujet...et elle est de retour !

Après 6 ans, des redites sont inévitables sur des lieux que nous avons déja vu..

Devinette pour les lecteurs de vieux articles...(je n'ai pas dit les vieux lecteurs !)

Reconnaitrez vous ce joli village des hauts de l'ouest ?

Le retour des balades à la Réunion...

Vous ne voyez pas ?

C'est l'Entre Deux !

Adorable village créole, caché au pied de ses montagnes, culminant avec le Dimitile qu'on voit sur la photo (la ligne de crête qui nous sépare du cirque de Cilaos, est le but d'une balade célèbre dans l'ile, mais ... redoutée, le sentier Bayonne..)

Le retour des balades à la Réunion...

A l'écart des flux touristiques il fait bon y flaner à la recherche de ses cases colorées cachées dans une végétation luxuriante et fleurie...

Le retour des balades à la Réunion...

Sauf si la case créole est un petit resto sympa qui veut être visible de la rue..

En dehors des grandes randonnées à l'assaut du Dimitile dont l'Entre Deux est le camp de base (bon, d'accord ce n'est pas l'Everest quand même !)

Il y a aussi de petits sentiers sans difficulté importante d'une heure ou deux, tout autour du village, quand on veut prendre l'air sans flirter avec ses limites..ce qui est plutot notre genre !

Le retour des balades à la Réunion...

Première option : descendre dans la verdure suivre le lit d'une petite rivière pour tester ses produits anti-moustiques et réviser sa botanique tropicale, comme ici..le papyrus !

Le retour des balades à la Réunion...

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Le but est petit bassin perdu, la bassin Sassa noyé dans la végétation exubérante, bien rare dans l'ouest, avec sa petite cascade au clapotis apaisant...

Le retour des balades à la Réunion...

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Autre choix, monter sous les frondaisons en direction du coteau sec, un des bords du village

Le retour des balades à la Réunion...

On y retrouve nos compagnons de balades familiers, qu'ils soient à plume...

Le retour des balades à la Réunion...

ou à écaille !

Le retour des balades à la Réunion...

Et arrivé en haut du coteau...on domine tout le village blotti entre ses montagnes et gardant le secret de son charme paisible bien à l'écart des flux touristiques..

L'Entre Deux une étape à cocher lors d'un séjour ici !

Allez, Nou Ar Trouv...

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Published by olivier et marianne - dans L'ouest
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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 16:35

Je ne sais pas si les fidèles lecteurs de ce blog tiennent compte ou non de nos coups de coeur cinéma (?), eux qui viennent pour voir des photos tropicales...

Mais pour une fois, arretez vous a lire la critique ciné :

Ce film est.... extraordinaire

Un film totalement inattendu dans la filmographie éclectique d'Anne Fontaine (rappelez vous ; Nettoyage a sec, Nathalie, Perfect mothers, Gemma Bovery..) marquée par la finesse de ses portraits de tourments amoureux et son sens de l'humain..mais comment dire...

sans que ses films creusent un sillon bouleversant au plus profond de vous..

Ce qui est le cas pour "Les Innocentes"

Déja , le film de l'année...?

L'affiche, magnifique, le suggère très bien..

C'est une épure , pudique et toute en nuance, au plus intime de la sensibilité féminine..

Un film de femmes qui ont des choses bouleversantes à dire sur un monde d'hommes, aveugles, sourds et destructeurs..

Ou l'on redécouvre que le mot humanité, mis à mal (aujourd'hui comme hier) par la gent masculine, est bien à mettre au féminin..

L'histoire ?

La rencontre de 2 mondes aux antipodes l'un de l'autre..

Déja , le film de l'année...?

Un couvent de religieuses polonaises en 1945, à l'écart du monde dans une règle inflexible ..ou la violence et la guerre ont fait une intrusion destructrice ayant figé ces femmes dans une souffrance muette et indicible...

Déja , le film de l'année...?

Une jeune interne matérialiste et renfrognée engagée dans la croix-rouge, grandie dans une famille ouvrière à l'école du communisme..

Déja , le film de l'année...?

Appelée presque par hasard au chevet des soeurs...

D'abord réticente à ce monde qui n'est pas le sien...Elle va etre bouleversée par l'abîme de détresse qu'elle va découvrir

Déja , le film de l'année...?

Et 2 mondes vont se rencontrer, s'écouter...et apprendre à aller au delà de leur différences vers l'essentiel, que les femmes ont au plus profond d'elles et que les hommes piétinent :

La vie....

Déja , le film de l'année...?

Et au delà de la noirceur..il y a la lumière...

Bien sur, si un film vous touche au plus profond, c'est qu'il réveille en vous des histoires...et ce couvent marqué du sceau de l'infamie a certainement évoqué en mois la bourgeoisie de campagne des années 1920 ou la naissance d'un enfant sans père figeait également à jamais une famille dans l'indicible...

mais quand même.. je suis certain que tout le monde ne peut qu'en etre remué

"Les Innocentes" un film épuré, pudique, et sans pathos qui dit des choses essentielles...

Et avec une vraie fin...saisissante... et qui résonne longtemps en vous après que les lumières se soient rallumées...

Courez y !

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 07:43

Un voyage éclair pour un congrès de gastro à Amsterdam est quelque chose de psychologiquement compliqué....

Déja parce que se télescopent les images d'un séjour précédent il y a 20 ans avec Marianne ..et que cette fois..

Elle n'est pas là...

Et puis, si le congrès est passionnant ce qui fait qu'on y est assidu..

et si pour des raisons techniques, on ne peut pas rester 1 ou 2 jours de plus...

Et bien, il ne reste qu'une balade de 3 heures pour partir au fil des canaux s'imprégner de l'atmosphère si particulière de cette ville et vous en proposer une esquisse tragiquement réductrice, tant il y a à voir !

Un printemps à Amsterdam...

C'est une ville ou la voiture est reléguée à faire de la figuration et donc où tout se fait à pied (ou en vélo bien sur, ils sont bien plus nombreux que les voitures!)

Si l'on a la chance d'y etre un jour de semaine hors vacances scolaires, cette ville pourtant hypertouristique se révèle en fait intimiste et vous offre ses canaux et leur ambiance d'un autre siècle comme un cadeau rien que pour vous...

Un printemps à Amsterdam...

Les façades multicolores des maisons aux fenêtres sans volets dégagent une poésie immuable avec l'impression rare que rien n'a changé en 20 ans.. et la sensation pour un instant que peut-être... vous êtes toujours le même que la première fois que vous y êtes venu...

(cherchez une autre ville qui vous laisse cette impression !)

Les façades dégagent avec leurs maisons de guinguois une impression baroque qui, je ne sais comment dire.. est humaine par rapport à toutes ces villes impeccables ou tout est bien trop régulier, droit et lisse...

Un printemps à Amsterdam...

La comparaison ultra rabachée avec Venise revient s'imposer à chaque nouveau pont révélant un autre petit canal secret, même s'il n'y a pas cette ambiance mélancolique de fin d'un monde propre à Venise mais plutot un hymne à un confort bourgeois et humaniste à la fois...

Un printemps à Amsterdam...

Chaque boutique vendant souvent des produits de bric et broc ou chaque vieux café semble sorti d'une autre époque et on se dit qu'en 2016, la bohème de l'ami Charles ....

Ca serait peut-être plus à Amsterdam qu'à Paris..

En moins d'une demi-journée, un choix muséologique cornélien est à faire entre le génie de Van Gogh et la magie de la lumière des maitres flamands...

J'ai choisi le Rijkmuseum parce que encore 20 ans après ma première visite je n'ai jamais oublié le choc que m'a procuré la peinture de Rembrandt...

Un printemps à Amsterdam...

.

Alors.... un humble hommage au maitre de la lumière et à son art tout a fait extraordinaire de peindre...l'âme des gens,

Comme si on lisait en eux ...

Ainsi en est-il dans cet autoportait de lui, vieillissant , génie marqué comme tout un chacun par les épreuves de la vie

Et puis, au bord d'un canal, il y a la rencontre avec elle...

Anne Franck....

Un printemps à Amsterdam...

En visitant sa maison, on ressort saisi par sa troublante prophétie d'ado assassinée :

" Je ferai entendre ma voix au monde entier

et j'oeuvrerai pour l'humanité"

Au dela des clichés des Coffee shops et du quartier rouge...

Amsterdam... une ville qui touche en plein coeur !

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Published by olivier et marianne - dans tourisme scientifique...
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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 12:36

Il y aurait beaucoup à dire après ces évènements bruxellois..mais il faut que ce blog assume sa raison d'être qui est que les gens viennent ici pour une bouffée d'ailleurs... (ce que recherche bien sur aussi l'auteur de ces lignes !)...

Comme le dit, dans "la Libre Belgique", une très émouvante lettre ouverte d'un père à son futur fils qui lui exprime ses doutes sur le monde qu'il va lui offrir

( ce qui est bien la souffrance de gens de notre age qui rêvaient pour leurs enfants d'un monde en paix..alors que l'Europe qui a cru pouvoir afficher sa superbe et rester à distance du reste du monde.. est rattrapée par la réalité..)

Après avoir exprimé sa souffrance de faire naitre son fils dans un tel monde et exprimé qu'il lui faudra "parfois te mentir un petit peu pour t'apprendre à aimer cette vie",

Ce papa conclue :

"Aujourd'hui j'ai réalisé que je passerai dorénavant ma vie à te faire aimer la terre, les arbres, les fleurs, le soleil, mais aussi les nuages, le vent et la pluie.."

C'est un peu ce que veut faire le blog aujourd'hui....

Or donc, apres la découverte des montagnes du pays Shan, il nous fallait revenir à Mandalay et nous avons eu la bonne idée de le faire par le train..

Rêveries birmanes (7) : le Mandalay Express

Un tel trajet se fait dans une ambiance délicieusement désuète, à commencer par les 3 heures de retard "règlementaires"...

Les arrière trains occidentaux se voient chaudement recommander la Upper class pour éviter les sièges en bois du train cahotant et aux suspensions ... à la retraite !

Rêveries birmanes (7) : le Mandalay Express

A la vitesse ou il va, le train est une fenetre ouverte sur la campagne birmane et la vie au Myanmar..

Rêveries birmanes (7) : le Mandalay Express

On voit defiler les paysages montagneux et leur brumeuse ambiance asiatique

Rêveries birmanes (7) : le Mandalay Express

Les rizières au décor exotique, tapies entre les collines

Rêveries birmanes (7) : le Mandalay Express

Les travaux des champs...

Rêveries birmanes (7) : le Mandalay Express

La toilette, toujours aux heures chaudes, parce qu'en montagne en hiver..

brrrr... !

Rêveries birmanes (7) : le Mandalay Express

Pour donner une petite décharge d'adrénaline aux voyageurs, la voie ferrée traverse une vallée de 300 m de profondeur sur le viaduc de Goktiek ..

Et, vu du train qui passe dessus..c'est impressionnant, d'autant qu'il ne se presse pas particulièrement et qu'on reste donc de longues minutes sur le viaduc avec le vide de chaque coté !

Rêveries birmanes (7) : le Mandalay Express

Comme c'est bien organisé (!)

On traverse le viaduc au coucher de soleil et on peut voir sur la muraille opposée..

l'ombre du train suspendue au dessus du vide...

Rêveries birmanes (7) : le Mandalay Express

Avant de revenir à Mandalay, on fait étape à Pyin u Lwin (prononcer ... Pillline iou Lin)

petite ville de garnison sans point d'interet notable...

ormis un endroit charmant : le parc botanique de Kandawgyi

qui peut parait il etre bondé le week end

mais nous a offert en semaine une visite zen et silencieuse avec une belle lumière d'hiver

Rêveries birmanes (7) : le Mandalay Express

Tout y dégage une ambiance sereine et contemplative...

Rêveries birmanes (7) : le Mandalay Express

Et j'espère vous laisser pour finir, avec la sensation de légèreté et d'apaisement que nous y avons ressenti...

Pyan do mai !

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Published by olivier et marianne - dans Myanmar
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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 15:12

"Tu vas me revoir, mademoiselle Bruxelles,

Mais je ne serais plus tel que tu m'as connu..

Je serai abattu, courbatu, combattu..

Mais je serais venu.

Bruxelles, attends..j'arrive !"

Dick Annegarn

Bruxelles, ma belle...

Comme il y a 5 mois...

Désarroi, douleur, colère et sentiment d'impuissance...

Le blog offre son émotion à cette ville présente dans nos coeurs et dans nos souvenirs ... et la promesse d'y revenir un jour prochain..

Les assassins ne casseront pas le lien qui nous unit à cette ville et les belles choses que nous y avons vécu !

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Published by olivier et marianne
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